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L’AMAFI publie une étude d’impact sur les conséquences du relèvement du taux de la taxe sur les transactions financières (TTF) de 0,3 % à 0,4 %, entré en vigueur le 1er avril 2025. Au regard des résultats, elle alerte sur les effets contre-productifs d’un nouveau durcissement d’une taxe supportée par les épargnants qui financent en fonds propres nos entreprises, et dont ces dernières pâtissent par ricochet.
En comparant les actions des entreprises françaises à leurs équivalents en Allemagne, Espagne, Italie et au Royaume-Uni, l’étude de l’AMAFI montre que les volumes d’échange des actions françaises soumises à la TTF ont progressé moins rapidement, et o nt même reculé après la hausse, alors que les valeurs françaises non taxées ont suivi la tendance haussière observée ailleurs.
Cette contraction des volumes renchérit directement le coût du capital des entreprises concernées : en réduisant la liquidité de leurs actions, la TTF dégrade la capacité des entreprises à se financer efficacement sur le marché. Parce qu’elle est supportée par les investisseurs, la taxe pèse en outre directement sur l’épargne en actions, pourtant essentielle au financement de l’appareil productif.
En pénalisant les actions françaises dans les choix d’allocation des gestionnaires de portefeuille, dont l’horizon est souvent européen, voire mondial, elle incite au déport du capital vers des émetteurs non taxés, hors de nos frontières, mais aussi vers des places financières concurrentes.
Au moment où l’Europe cherche, avec l’Union de l’épargne et de l’investissement, à renforcer les marchés de capitaux pour soutenir l’investissement que nécessitent les grandes mutations en cours, la France ne peut prendre le chemin inverse sans fragiliser les capacités d’investissement de ses entreprises et donc la croissance et l’emploi.
L’AMAFI appelle ainsi à conditionner toute évolution de la TTF à une évaluation objective de ses impacts économiques et à une approche harmonisée au niveau européen.
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